Ils sont rares les vinocampeurs qui ne sont pas spécialisés dans le vin ! Encore plus rares ceux de cette catégorie qui sponsorisent un Vinocamp. Nous étions donc bien contents de voir Viadéo débarquer ! Curieux mais pourquoi ? J’ai rencontré Olivier Fecherolle (directeur général développement et communication) lors de la Social Media Week à Paris, une session sur le vin et Internet organisée à la Cantine par Viadeo qui faisait ses premiers pas officiels dans le vaste monde du World Wide Web. Un terrain ou le réseau trouve sa légitimité.. avec 4,5 millions de français, et combien de buveurs de vin ? qui sont membres.
Viadeo est un réseau social professionnel qui favorise le networking, c’est aussi un réseau communautaire où l’on peut se retrouver par centres d’intérêts communs, une option qui fait la force du réseau. Le monde du vin forme une communauté de passionnés souvent engagés dans leur travail, c’est aussi un monde d’épicurien qui fait rêver plus d’un néophyte, un alliage parfait avec Viadéo finalement.
Sur Viadeo, des vignerons, des consommateurs, des distributeurs, des spécialistes du vin et du marketing par exemple. Pour le vigneron, le réseau ne vient pas remplacer Facebook mais est complémentaire ; il y trouvera peut-être son revendeur de capsule, le graphiste qui fera son site Internet ou son futur gros client.
Viadéo a donc continué son exploration du monde vinique au Vinocamp où un verre à la main, Olivier est venu à la rencontre du terroir et de quelques-uns de ces membres. Vous retrouverez un compte-rendu qui sent bon la bonne humeur sur le blog participatif de la Viadeo Team !
Nouvelle API pour les membres, rendre leur membership plus facile et plus pratique, il ouvre la communauté et permet aux utilisateurs d’emporter leur profil avec eux. C’est pratique quand on veut se connecter à un réseau tiers avec son profil de professionnel plutôt que ses informations Facebook et ça permet aussi d’ouvrir la communauté.
« Les possibilités sont infinies et n’ont de limite que l’imagination.
L’API Viadeo permet de déporter et d’intégrer les moteurs de Viadeo à votre plateforme, qu’il s’agisse d’un site pro ou perso. Les possibilités sont multiples : de la saisie automatique des champs avec les données de son profil Viadeo (c’est le principe Viadeo Connect, Facebook Connect) à l’exploitation des contacts en commun pour entrer en contact, créer des partenariats, prospecter »
Le mieux c’est encore de consulter le graph social ou d’aller voir le site dédié à l’API :
Pendant ce temps là … le groupe Vin et Web : Vinocamp grossit doucement sur Viadéo, on devrait vite intégrer l’API sur notre site et on attend avec impatience d’avoir des nouvelles de la progression du réseau au prochain Vinocamp !
Pour les habitués des vinocamps : c’est clair qu’on reconnait certaines voix
Maintenant, c’est vrai qu’on est impatient de voir les visages qui se cachent derrière ces voix, et de savoir de quoi ils parlent (bon, je dois dire que personnellement j’ai ma petite idée quand même )
Il semblerait qu’on devrait avoir la réponse d’ici 48 heures ^^
Boottle (2 “o” et 2 “t”) part de l’idée qu’on peut distribuer le vin d’une autre façon et du constat que beaucoup de petits domaines de qualité n’ont pas accès à l’ensemble du marché national, sans parler des marchés internationaux. C’est pire en Espagne où l’on voit toujours les mêmes vins sur les cartes et dans les magasins en raison de leur pouvoir de distribution. Il y avait donc quelque chose à faire.
Au même moment, le modèle de l’Apple Store commence à décoller – le programmeur met son appli sur l’Apple Store et qui l’aime l’achète – Le choix pour le consommateur est d’un coup diversifié. C’est à partir de la combinaison de ces deux graines, le tout arrosé de beaucoup de gestion informatique et logistique, qu’a germé Boottle.
Boottle est né dans la tête de Greg Prévôt – CEO & Founder – en aout 2008, sorti en version alfa en mai 2010 puis en beta depuis octobre 2010. Greg habite à La Corogne en Espagne, son pays d’adoption et Boottle est implanté aussi en Suisse grâce au brillant travail d’Alain Bringolf qui partage en plus Boottle France avec Greg. Et c’est la France qui marche le mieux -malgré le French paradoxe dit Greg en souriant- puis la Suisse.
Concrètement c’est quoi Boottle? Une plate-forme où tous les producteurs et certains négociants peuvent mettre leur vin à la vente et où tous les consommateurs particuliers et/ou professionnels peuvent l’acheter: pas de champion du monde présélectionneur-censeur car Boottle ne se considère pas dépositaire du goût de ses clients. De cette façon, la liberté d’un vigneron de vendre son vin via Boottle termine seulement là où commence celle du client de vouloir ou pas l’acheter. On fournit le vin et toutes les infos possibles, mais ce sont les consommateurs qui choisissent. Le mieux c’est que c’est gratuit pour les producteurs.
Si une amie veut acheter mon vin en Espagne donc, elle peut le faire, car comme Boottle bouge beaucoup de vin, les coûts sont diminués. Les frais de port internationaux sont en moyenne de 2 euros par bouteilles ce qui est très peu.L’équipe de Boottle s’occupe de toute la vente (paiement, logistique, service après-vente,…) de A à Z. et sa marge est d’en moyenne 13%.
En 6 mois, l’entreprise est déjà dans le positif mais doit embaucher et trouver des investisseurs afin de continuer à croître à grande vitesse.
ET POURQUOI LE VINOCAMP ? Vin + Internet = Boottle donc nous nous devons d’être présents sur cet évènement. Greg a un a priori très positif sur les Vinocamps ne serait-ce qu’en terme de crowdsourcing et a eu envie de tenter l’expérience. Merci Greg !Oulala… je vais vite mettre mes vins sur Boottle moi
Amis blogueurs, connaissez-vous Wine Everybody ? Si ce n’est pas encore le cas, voici une rapide présentation.
Le vaste sujet du vin génère de plus en plus de contenu sur la toile et notamment sur les réseaux sociaux. Wine Everybody rend ce contenu visible en agrégeant sur une seule et même page articles de blogs, commentaires Facebook, tweets, photos, vidéos et commentaires de dégustation.
Chaque blogueur est libre d’enregistrer le flux RSS de son blog, compte Twitter, chaîne Youtube ou fanpage Facebook. Il s’agit là d’une d’une plateforme d’exposition idéale qui leur permet de renforcer leur visibilité, de mettre en valeur leur contenu, et de faire partie d’une véritable communauté, celle des amateurs et professionnels qui aiment parler du vin et partager leurs impressions, découvertes et expériences.
C’est aussi un outil pratique qui permet de suivre en temps réel un sujet ou un évènement : London International Wine Fair, Chardonnay day, Vinocamp Lisbon…Il permet aussi de découvrir de nouveaux acteurs dans le domaine du vin : un domaine que vous ne connaissiez pas, un vigneron qui vient de lancer son blog, etc.
Les meilleures publications de la plateforme sont mises en avant grâce à un système de vote et relayées sur le compte Twitter et la fanpage Wine Eveybody.
En bref, si vous n’êtes pas encore enregistré, allez-y, rejoignez la communauté Wine Everybody. Après le Vinocamp Lisbon, vous aurez sans doute plein d’histoires à nous raconter…
Régis Chaigne, gérant et propriétaire des Vignobles Chaigne et Fils, vinocampeur dans l’âme, amoureux de son terroir et passionné par la vague réseaux sociaux :
J’ai rencontré Régis Chaigne sur Twitter parce qu’il s’intéressait au Vinocamp de Carcassonne. Après quelques tweets et échanges Facebook, on retrouve Régis dans le Languedoc.
Aujourd’hui, dégustation commentée en direct sur Skype, Régis essaye scoopit, se balade avec des blogueuses bordelaises et annonce la bonne nouvelle du Vinocamp Bordeaux dans tous les coins de son appellation !
Un vigneron producteur de bordeaux et bordeaux sup, l’appellation qui a les meilleurs qualité/prix au monde selon monsieur Bernard Burtschy. Rouge, Blanc, Rosé et Clairet les vignobles Chaigne font de bons vins mais ont encore du mal à se faire connaître.
Et les réseaux sociaux alors ?
Les réseaux sociaux apparaissent comme un bonne opportunité. Ils permettent de donner et recevoir. Bien sûr cela nécessite de la finesse et de l’intuition, on apprend avec l’expérience et c’est très intéressant au niveau humain.
A travers les réseaux je cherche à créer une image, une vraie différence ! Ils permettent de mettre en avant un personnage et la personnalité des vins et du vignoble. Grâce à ça je suis sûr de pouvoir rencontrer des gens intéressants et de passer à la vitesse supérieur sans trop de coûts.
Il y a un aspect connectif, comme ce que j’ai fait sur Scoopit : Bordeaux Wines for everyone. Voilà si jamais dans les magasins aux US, au lieu d’avoir un ou deux Bordeaux sup il y en avait 10 dans le magasin, les gens connaîtraient et au lieu d’être 3 à en vendre un peu on serait 10 à en vendre beaucoup. On souffre de notre image et on est pas où l’on devrait être aujourd’hui. Les réseaux sociaux apparaissent comme une réponse collective et individuelle.
Une idée de session pour le Vinocamp Bordeaux ?
Comment utiliser les outils de géolocalisation pour mettre en avant son domaine ? Foursquare par exemple et ses badges, tips et autres fonctions.
Le Vinocamp Bordeaux sera sans doute le plus grand jamais organisé depuis la création des Vinocamp France en Juillet 2010 à Paris. 150 personnes sont attendues à la Chambre de Commerce et d’Industrie, place de la Bourse samedi 9 et près de la moitié au château du Gaby Dimanche 10 juillet : Le jour de l’anniversaire du Vinocamp France!
Les sponsors aussi n’ont jamais été aussi nombreux, en attendant de tout vous apprendre sur leur engagement avant le 9 juillet, les voici réunit sur cette perle d’une valeur inestimable .
Soirée Vinocampesques :
Vous êtes à Bordeaux le 8 juillet ? Réservez votre soirée… un bon moment en perspective ! Les tickets pour la soirée du samedi à Planète Bordeaux seront également bientôt disponibles en ligne.
Ever since our very first VinoCamp in Paris, there’s been an idea bubbling in the back of Gregoire Japiot’s head. VinoCamps are great ways to start conversations, but then we all go our separate ways and its hard to keep the conversation going. It’s hard to execute all the brilliant ideas we’ve generated.
The original barcamps were all about technology, so geeks could get together and actually put some programming code together at the end of a session. They organized hack days where everybody would come in and code together. But I can’t just bring my vineyard to the VinoCamp. And change in the wine world tends to take a lot more time than the e-world.
But now we see that VinoCamp has some real momentum. We have the critical mass to actually create some of the concepts we’re discussing.
So Greg started a Vinocamp Lab. The Lab will be an open space where anybody can come in and help work on a project that was born out of a VinoCamp session.
And in typical vinocamp fashion, we start off running. Here is a list of projects that have been discussed at VinoCamp. Please go to the website and vote on the ones you think we should work on first. You have multiple votes so don’t be stingy.
Tchin-roulette: A chatroulette-style service that lets wine geeks chat with other wine geeks. Chat Roulette is a service that randomly pairs strangers for conversations. So you’d be paired up with a wine lover you never met to chat about anything at all.
Wine marketing watch: A collaborative project to catalogue and organize information about wine, wine marketing, and so on. Practically, this could be a lot like a passive search or google alert for all things wine business related. Only instead of a complicated computer program like Google’s, we would have a devoted team of vinocampers collecting and collating data. And curating it and presenting it in digestible form.
Live tasting tools: A program that allows people to attend virtual wine tastings. Today, winemakers like me use skype to make appearances at tastings of our wines around the world, but skype isn’t designed for that so there are certain limitations. Imagine a platform (a bit like O’Reilly Webcasts http://oreilly.com/webcasts/ ) that is catered specifically to wine tastings. So you have a window where you can write a tasting note and hit publish and it’s automatically sent to tweetawine, tasteawine, adegga, vinogusto, cellartracker, etc. and shared with the people at your tasting without cluttering the chat window. There’d naturally be a chat window to encourage conversation. The winemaker or whoever is presenting could receive instant feedback in an unobtrusive way and cater the presentation to the audience or respond to questions live. You could do tastings where people are scattered around the world if you sent them bottles ahead of time. Lots of ideas.
Treasure hunt / Game kit: This is an idea to use mapping and augmented reality in a series of fun treasure hunt games. Send wine lovers roaming through the streets of Paris to find hidden clues, wine themed puzzles, and so on. The VinoLab contribution would likely be in the realm of making it easier to do the augmented reality stuff. Hold up your iphone and take a picture of a certain bottle of wine and suddenly you get the next clue: GPS coordinates to a restaurant on the other side of town! You get the idea.
Crowdsourced Label Design: A place where people can collaborate on wine label design.
Community Crushpad-ish: A project where VinoCampers could make a custom barrel of wine on participating vineyards, follow the vineyards from afar by video and photo, and presumably pay to finance the production of that barrel.
BabelVino: Tools to help overcome the language barrier wine bloggers face.
Dès la fin du premier Vinocamp à Paris, l’idée d’un espace en ligne permettant de prolonger les échanges en testant certaines des idées abordées pendant les sessions trottait dans ma tête…
Après en avoir reparlé avec un certain nombre à Lisbonne, j’ai le sentiment que ça vaut le coût de passer à la « next step » et de mettre en ligne ce lab avec dès le départ un ou deux projets à expérimenter.
Je vous propose ci-dessous une liste des différents « projets de laboratoires » que j’ai en tête en expliquant où et comment ces idées sont nées autour des vinocamps. Un petit sondage vous invite ci-dessous à indiquer le ou les projets que vous trouvez les plus intéressants, et si vous voulez proposer d’autres projets ou commenter/poser des questions sur les projets listés : les commentaires sont ouverts
- Tchin-roulette : un chatroulette réservé aux wine geeks (idée je crois évoquée il y a déjà un moment par Vicky et rediscutée à Lisbon avec un GO! enthousiaste de Ricardo Bernardo et Jérome Seillier prêts à s’y mettre dès maintenant; le nom du projet n’est pas forcément définitif !)
- Veille collaborative du marketing du vin : outil de veille collaborative sophistiqué intégrant du classement collaboratif de l’information, de la vue cartographie des infos, des fonctionnalités de partage (facebook, twitter, widgets etc.) et des espaces de discussions plus ou moins ouverts (idée lancée par Arnaud Daphy lors du premier vinocamp à Paris et qui a à nouveau donné lieu à une session au vinocamp de Beaune)
- Live-tasting tools adaptés aux différents scénarios/conditions de livestreaming de dégustations : selon les scénarios d’utilisation du live-tasting (entre groupes d’amis éloignés, avec des vignerons en direct de leur domaine, avec des étudiants dans le cadre d’enseignement, lors d’opérations « commerciales » type salons ou foires aux vins etc.), le mashup n’intégrera pas forcément les mêmes outils, et ergonomie et fonctionnalités doivent être pensées différemment (idée provenant de discussions avec de multiples vinocampers, mais en particuliers de la session proposée à Lisbonne par Damien Wilson (aka WineBusProf) et Joelle Brouard de l’Institut du Management du Vin).
- Kit/boîte à outils pour mettre en place des jeux/chasses au trésor avec carto et réalité augmentée (idée inspirée par les expérimentations testées avec Olivier Schimpf de augmented-reality.fr pour le Vinocamp de Beaune, des sessions sur oenotourisme, carto et réalité augmentée ayant eu lieu aux différents vinocamps, et des retours, idées et expérimentation de Mélanie Tarlant of course !)
- « User/community generated étiquettes » : interface ergonomique et ludique permettant de co-créer des étiquettes sympas (idée issue des discussions et échanges à propos des projets de battle-graphiques pour les vinocamps)
- Community crushpad-like : un crushpad plus communautaire où des groupes de personnes peuvent suivre en direct (un peu de webcams et des séances de livestreaming) le domaine/vigneron « partenaire », et influer à différent niveaux sur des micro-parcelles des techniques de taille, et ensuite sur les micro-cuvées provenant de ces parcelles des choix de vinif et d’élevage (idée discutée lors du vinocamp Beaune lors d’une sessions de brainstorming sur crushpad, mesvignes.com et autres consorts)
- « BabelVino » : outils et organisation/process « community driven » adaptés aux problèmes de langues (idée issue des problématiques de langues auxquelles on est confronté avec les vinocamps depuis peu (Vinocamp Lisbon en anglais, Vinocamp Deutschland en allemand), et sujet soulevé par Gabriella Opaz lors du Vinocamp Lisbon pour faciliter les échanges lors de la prochaine EWBC, session suivie d’un très bon article (comme d’hab’ !) de Ryan O’Connel); par ailleurs ce problème raisonne particulièrement à mes oreilles car voilà déjà 5 ans que j’avais commencé à parler d’un projet de BabelCamp en commençant à tagger pas mal de chose avec « babelcamp » (voir ici et là par exemple)
L’idée derrière ce lab est de prolonger les échanges très riches qui ont lieu lors des vinocamps en donnant l’occasion aux vinocampers intéressés de s’impliquer en groupes dans le suivi et l’expérimentation de projets concrets.
Pour ceux d’entre vous qui connaissent un peu la culture barcamp, c’est un peu le même principe que celui qui consiste à proposer un Mashpit (cf. Mashpits et autres Hack Days) la journée qui suit le barcamp : on a phosphoré comme des fous le jour du barcamp, le jour suivant on essai de donner vie à un ou plusieurs projets en codant les bases d’une application qui doit servir de proof of concept. Si cette expérimentation est concluante, il peut être envisagé d’en faire une solution plus « sérieuse ».
Cela amène d’ailleurs le problème de la propriété, de la licence, des droits d’utilisation etc. qui sont toujours importants de cadrer sérieusement avant de s’engager dans tout projet de type crowdsourcing. A l’issue des premiers mashpits, le sujet de la licence a rapidement été soulevé, et il semblerait que ce qui correspond le mieux à ce type de projets « communautaires » est une licence de logiciel libre et Open Source du type de la licence MIT.
Je suis personnellement assez excité par l’idée de ce lab et j’espère qu’en plus des quelques personnes qui ont déjà manifesté leur intérêt vous serez nombreux à garder un œil sur ce qui va se passer « au labo », à contribuer en distribuant largement vos feedbacks éclairés ou en mettant directement les mains dans le cambouis
La fameuse visite de la levée du liège…
Je me souviens encore comment, il y a 10 années de ça quand je travaillais pour différents Domaines de Bourgogne, les responsables d’achats de bouchons revenaient des voyages auxquels ils étaient invités par les fabricants portugais avec des étoiles dans les yeux, ne tarissant pas d’éloges à propos de la qualité de l’accueil et de la magie de cette immersion dans le berceau du liège.
Je m’étais aussi pas mal moi-même immergé dans cet univers les mois derniers en préparant le Vinocamp Lisbonne : sélection des images pour le site et pour la performance de Skio (qui a créé une image autour du Vinocamp Lisbonne en live pendant le dégustation), échanges avec les gens de l’APCOR et de l’agence YesWeCan pour les aspects pratiques de notre périple (timing et lieux de la visite et du pic-nic, couverture du wifi pour le bus etc.).
J’attendais donc avec impatience cette fameuse visite, mais en me disant que si ça serait sans aucun doute passionnant, je m’étais assez plongé dedans pour ne pas avoir de réelle « surprise ».
Et bien c’est tout le contraire : le fait de *vivre* la levée du liège ‘in situ’, avec des guides passionnants et passionnés qui connaissent le sujet sur le bout des doigts, cela a clairement à tout jamais transformé la façon avec laquelle je vais regarder les bouchons.
Je salue au passage la brillante idée de Bourgogne Live qui a tourné des minis interviews dans le wifi-bus à l’aller pour recueillir nos commentaires et autres tags sur le bouchon de liège, et nous a invité à faire le même exercice au retour APRÈS la visite. Vraiment impatient de voir leurs vidéos et de constater comment les autres vinocampers ont vécu cette expérience et comment cela aura impacté leur rapport au liège.
Je ne vais pas vous faire ici un compte-rendu détaillé et technique de la levée du liège (je ne serais pas surpris que d’autres vinocampers s’y collent, et sinon vous trouverez des tas d’infos sur le site d’Amorim).
Pour ma part je veux juste essayer de vous transmettre les émotions que j’ai ressenties et comment mon rapport au bouchon aura désormais à tout jamais une dimension d’émotions, de tradition et de culture.
Ce n’est pas très original pour un français amateur de vin (peut-être même encore moins original pour un bourguignon), mais j’ai toujours tiré une partie significative de mon plaisir de la dégustation dans les sensations « non-organoleptiques ». Je m’explique : le plaisir que j’éprouve en dégustant laisse une part importante aux émotions que j’associe aux vins (connaissance personnelle du producteur, de son entourage, de ses vignes, de sa cave et aussi les personnes avec qui je partage ce moment). Je sais, pour bon nombre d’acharnés de la dégustation (la [quasi] totalité des vinocampers ? ), ce genre de considérations est assez largement laissée de côté pendant les dégustations : c’est leur/votre boulot de rester focus sur le vin et ses qualités objectives !
Bon, OK, et c’est quoi le rapport avec la choucroute la levée du liège ??
Et bien ce qui m’a le plus marqué lors de cette visite c’est combien l’atmosphère très particulière de la levée du liège pouvait être chargée en émotions très proches de celles que l’on ressent quand on a tendance à associer des émotions personnelles au vin.
Comme si le fait de se retrouver dans cette ambiance avec un peu l’impression d’être sur une autre planète (du fait de la palette des oranges des troncs des chênes => voir les photos), de l’odeur du liège fraîchement levé (Sniff the cork! ^^), du bruit sec et rythmé des coups de haches entrecoupé de temps en temps par le bruit très caractéristique des grands morceaux d’écorce qu’on arrache des troncs, comme si tout cela devait marquer en profondeur l’amateur de vin.
À ces émotions « physiques » se sont ajoutées pour ma part les très fortes émotions associées à l’importance de l’histoire, de la culture, de la tradition, de la protection et au final du patrimoine que constitue le liège pour le Portugal. J’ai vraiment vibré en ressentant combien le liège pouvait être chargé aussi fortement de ces valeurs que le sont pour nous les vins de nos « terroirs » (histoire, culture, tradition, protection, patrimoine : ça vous parle pas un peu quand on évoque nos vins, nos AOC et nos région viticoles ? ). Et bien au final j’ai ressenti les mêmes sentiments pour le liège que pour le vin, avec cette longue histoire pour le pays autour de la production du liège, cette protection du patrimoine (pour arracher un chêne il faut une autorisation, et s’engager à en replanter 2 ailleurs), cette transmission du savoir-faire artisanal de générations en générations (le travail des « leveurs » (?) de liège est certes harassant, mais très bien payé : ce savoir-faire unique ne s’apprend pas à l’école ! Comme vous pouvez le voir sur les photos, au moins 3 générations peuvent travailler ensemble sur le même chêne) etc.
C’est pourquoi au final, ce que je retiens avant tout de cette expérience que je recommande vraiment à tout amateur de vin, c’est qu’il y aura pour moi désormais une « charge émotionnelle » supplémentaire que j’associerais pour toujours au moment de l’ouverture d’une bonne bouteille de vin fermée d’un bouchon de liège.
Et sincèrement, si le prix à payer pour ressentir ce plaisir supplémentaire de l’ordre de l’émotion et de ces valeurs que je place au dessus des autres (tradition, patrimoine, valeurs humaines), si ce prix à payer est de tomber une fois de temps en temps sur une bouteille bouchonnée, sans hésitation je dis : deal!
L’ironie de tout ça, c’est que la prochaine fois que j’aurais une bouteille bouchonnée entre les mains, combien même il s’agirait d’un flacon unique et longuement attendu, je sais que j’aurais un sourire au coin de la bouche et une bouffée d’euphorie en repensant à la levée du liège, à ce magnifique Vinocamp au Portugal et à tous les amis avec qui j’ai partagé ce moment
Merci encore à l’APCOR et Amorim pour l’accueil et la passion avec laquelle vous êtes arrivé à nous faire vivre et ressentir tout ça en une journée !
Avec le développement des Vinocamps en France et au-delà, je suis de plus en plus souvent confronté à cette question : « Mais comment tout ça est arrivé ? Comment expliquez vous qu’en moins d’un an ce format rencontre un tel enthousiasme et soit porté par un tel dynamisme unanime des acteurs du ‘wine web’ ? ». J’y réponds toujours avec passion et plaisir en mettant à profit mon expérience des quelques 35 barcamps auxquels j’ai participé et/ou co-organisés depuis 5 ans, mais je me rends compte que ça vaut le coup de coucher tout ça sur le papier entre quelques balises de html pour le partager avec le plus grand nombre
Alors, pour répondre à cette question, il faut bien entendu expliquer ce qui fait la particularité du format du Vinocamp (ce qui signifie de revenir sur les spécificités et l’historique du format Barcamp qui a donné naissance aux Vinocamps), mais aussi analyser l’environnement général de l’époque actuelle. Déchiffrer ce qui fait que la valeur ajoutée apportée par ce format soit si convaincante, et convaincante pour des profils aussi variés que les acteurs du wine web (blogueurs, acteurs et utilisateurs des réseaux sociaux spécialisés, e-commerçants), les agences de communication, marketing, RP spécialisées, mais aussi les institutionnels (comme les interprofessions ou les CCI) et enfin bien entendu les vignerons eux-mêmes.
J’entame donc une série d’articles qui devraient pouvoir nous aider à mieux comprendre comment les différents éléments de cette équation ont permis à quelques 300 vinocampers (chiffre correspondant à peu près aux nombres de personnes ayant participé à au moins 1 des 4 Vinocamps depuis le 1er l’an dernier) de passer des moments agréables inoubliables magiques lors des vinocamps en conciliant échange, convivialité et …travail ! (on est sidéré avec Vicky par le nombre de projets et partenariats qui ont pu se faire lors des Vinocamps ! Il faudra qu’on fasse une liste un de ces jours, au moins de ceux que l’on connait ).
Cette série d’articles pourra aussi nous éclairer sur ce qui fait que chaque nouveau vinocamper qui participe à son premier Vinocamp devient quasiment à chaque fois un enthousiaste / ambassadeur / « évangeliste » des Vinocamps !
J’espère par ailleurs que ce travail d’analyse et les commentaires et remarques que vous ne manquerez pas de partager nous aideront aussi à continuer à faire évoluer les Vinocamps de manière organique en continuant à améliorer notre « community model » (cf. http://factoryjoe.com/blog/2006/05/29/whats-your-community-model/ – Un « must read » absolu ! désolé c’est en anglais mais j’ai prévu d’écrire un article en français sur cette notion de « community model » very soon) !
A suivre donc :
- un article sur le format Vinocamp retraçant l’historique des barcamps et pourquoi ce format fonctionne particulièrement bien dans le contexte de la « vinosphère »
- un article sur l’évolution du format Vinocamp en 1 an, des différents profiles de participants et de soutiens (partenaires, sponsors, facilitateurs etc.) qui rejoignent la dynamique
- un article avec un peu de prospective sur les pistes d’évolution pour les mois qui viennent (en prenant en compte le développement hors de France)
…et quelques autres idées d’articles pour compléter, mais comme je fonctionne en mode agile l’ordre et les thèmes de ces articles prendront en compte vos retours
Je termine en vous disant à tous un énorme MERCI car je me suis enfin décidé à re-bloguer après 5 ans durant lesquels j’ai de nombreuses fois hésité à m’y remettre !
Un merci particuliers bien entendu à mon « binôme » Anne-Victoire (aka Vicky Wine) sans qui on n’en serait pas là et à tous ceux d’entre vous dont la passion et l’énergie positive constituent le meilleur des carburants possibles (enfin le meilleur après un bon bourgogne quand même ;p).